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Leçon 6 sur 8 · 9 min

Mener une analyse d’impact

Quand un traitement présente un risque élevé pour les personnes, l’analyse d’impact est obligatoire. La mener sans en faire un chantier.

Certains usages de l’IA traitent des données personnelles d’une façon qui peut toucher fortement les personnes : données de santé, données de collaborateurs pour une évaluation, traitement à grande échelle. Dans ces cas, la nLPD, à son article 22, et le RGPD, à son article 35, demandent une analyse d’impact relative à la protection des données avant de commencer.

  • La description du traitement : finalité, données, personnes concernées, durée de conservation.
  • L’évaluation des risques pour la personnalité et les droits fondamentaux des personnes.
  • Les mesures prévues pour réduire ces risques.
  • La conclusion : le risque résiduel est-il acceptable ?

Pour la description, le dossier de conformité de Learnya vous fournit beaucoup d’éléments : localisation des données et des modèles en Suisse, non-utilisation des contenus pour l’entraînement, contrat de traitement, export libre-service. Les risques et les mesures, eux, dépendent de votre usage.

Si, malgré les mesures, le risque reste élevé, la nLPD prévoit de consulter le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence avant de commencer, à son article 23. Le RGPD prévoit de même la consultation de l’autorité de contrôle. Dans la plupart des cas, de meilleures mesures suffisent à éviter cette étape.

Références

  1. Confédération suisse (2020). Loi fédérale sur la protection des données (LPD), RS 235.1. En vigueur depuis le 1er septembre 2023. www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2022/491/fr
  2. Parlement européen et Conseil de l’Union européenne (2016). Règlement (UE) 2016/679 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel (règlement général sur la protection des données). Journal officiel de l’Union européenne, L 119. data.europa.eu/eli/reg/2016/679/oj